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Illusions [OS]

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MessageSujet: Illusions [OS] posté 27.06.16 21:41

Coucou tout le monde , alors voilà j'ai retrouvé un vieux os que j'avais écris pour une amie et j'essaye de m'ouvrir un peu à recevoir des critiques et les avis des gens sur mon écriture. J'avais beaucoup apprécié écrire cet os du coup je vous le poste ~


13 Novembre 2005

Deux pilules le matin, une rose pour mes tremblements et une qui ressemble à un smartie pour ralentir les pulsations de mon rythme cardiaque.

Trois pilules à midi, la même rose que le matin, une autre grosse et blanche pour toute la digestion et me donner de l'appétit et une troisième qui me fait penser à un arc-en-ciel avec toutes ces couleurs sur une toute petite surface pour faire disparaître mes crises d'hystérie.. Enfin je dis bien essayer.

Deux pilules au goûter, la même rose que le matin et à midi, et une autre pour me faire somnoler, anxiolytique je crois.

Le soir c'est la totale, cinq pilules. La rose, le smartie, l'arc-en-ciel, la grosse blanche, un petit somnifère qui ne faut pas sous-estimer.


‘’Je vais vous raconter aujourd’hui l’histoire d’une poupée peu banale. Tout commence un peu avant les années 1920 au Japon. Un jeune homme qui était en voyage d’affaire à ce moment là voulait faire un cadeau à sa petite sœur de deux ans.
Il est tombé sur une boutique dans laquelle était vendue une petite poupée vêtue d’un kimono aux cheveux ondulés.Une fois rentré, il lui offrit. La petite fille était très contente de ce cadeau et ne cessait de jouer avec.
A l’âge de trois ans, cette petite fille est morte d’une grave maladie. La famille a déménagé peu de temps après cet évènement.
Un moine a récupéré la poupée. Un jour un autre moine lui fait remarquer que sa poupée a l’air d’avoir les cheveux plus longs. Celui-ci n’y a pas cru et a pensé qu’il s’agissait de son imagination qui lui aurait joué un tour. Le moine a décidé un peu plus tard, avec l’insistance de son ami, de couper les cheveux de la poupée. Ils ont repoussé dès le lendemain encore plus long qu’ils n’étaient avant.
Les autres moines aussi ont commencé à être intrigués et tous les jours les cheveux de la poupée ont été coupés.
Un jour, les moines ont décidé de faire analyser les cheveux et les résultats les ont bien surpris. Les cheveux étaient humains…’’

Une main tendre et protectrice me fait sursauter laissant échapper un petit cri étouffé avant de me rendre compte que ce n'est que Leo qui me carressait doucement la tête mais sa mine réprobatrice et son petit pincement de lèvre dit tout le contraire de son geste affectueux. « Tss, tss … Tu sais que tu ne devrais pas lire ce genre de choses ce n'est pas bon pour toi surtout la nuit, qu'est-ce que tu peux être têtue toi alors hein, allez donne moi ça mon coeur. » Sa voix était tout ce qu'il y a de plus calme et protectrice comme toujours. Il me prend le livre que j'avais laissé échapper de mes mains. Je réprime un grognement de mécontentement « Maaaaaaaais … Leo rends le moi tu sais bien que j'aime bien et en plus j'avais presque fini le chapitre, tu es vraiment quelqu'un de diabolique ! » Je fais semblant de mimer une moue boudeuse bras croisé au-dessus de la couette enfoncant ma tête dans les gros oreillers. Un sourire parcourt son visage sérieux et je ne peux m'empêcher de laisser entrevoir un léger sourire. Je lui fais signe de venir me rejoindre au lit et avant d'éteindre les lumières et de laisser passer une nouvelle nuit il s'approche et dépose un baiser sur mon front dénudée. « Tu as bien pris tes médicaments ce soir ? » Plongée dans le noir il ne peut voir la grimace déformer mon visage. Je me recouvre de la couette et lui tourne le dos en maugréant un «Mhhh, Mhhhh…» Cette réponse a l'air de le satisfaire sentant ses bras m'envelopper de sa chaleur et laisser notre respiration ne faire qu'une et nous laisser bercer par la nuit osbcure.

2 Octobre 2005

Les infirmières viennent de passer avec ma petite boite bleue avec marqué les jours et les heures de la journée où dans chaque petit compartiment renferme mes différentes pilules de couleurs. Il y a un beau soleil pour un mois d'octobre mais j'ai quand même mon gros gilet gris sur les épaules. Je regarde par la fenêtre pendant que je gribouille quelque chose sur une feuille blanche.

4 Octobre 2005

J'ai revu mon psychiatre aujourd'hui. Il est très beau, il a un côté mystérieux et froid sur son visage mais pourtant je sais que c'est quelqu'un qui me veut du bien. Il est gentil avec moi, il me parle d'une façon reposante, calme et douce. Il est attentionné pas comme les autres. Il a des beaux yeux noirs et des cheveux un peu long. Il ne ressemble pas à un psychiatre. J'aime bien les jours où je vais le voir pour parler. Ou il me pose des questions et essaye de diagnostiquer l'avancement de mon état, je trouve ça marrant. Parce que je sais que je suis tout à fait normale et que je n'ai rien à faire dans cet endroit mais je le laisse me dire tous ces noms bizarres et farfelus de différentes psychoses mentales me concernant, parce qu'il est beau et gentil.


La nuit a été mouvementé, douloureuse et longue. Je me suis réveillée en sursaut, prise de tremblements et mon corps transpirant, des sueurs froides parcourant tout mon dos. Et je respire enfin, comme si on m'avait bloqué les poumons. Je vais bien. J'ouvre alors les yeux et je vois Leo qui arrive paniqué sur le pas de la porte. Essoufflé, le regard appeuré comme si quelque chose de terrible venait de m'arriver. Je lui souris essayant de ne pas faire attention à ma peau collante, me relevant du lit je dis d'une voix fatiguée « Je vais bien, ne t'inquiète pas c'était juste un mauvais rêve.. » Mais mes mots n'ont pas l'air de le rassurer et son regard reste soucieux, et comme d'habitude il me tend vers moi, sa main ouverte, quelques médicaments. Un arc-en-ciel, un smartie et un autre que je connais pas. Tiens j'en ai un de plus … Mais je ne me pose pas plus de questions. Toute manière ils n'arriveront jamais à bonne destination. « Tiens, fais moi plaisir prend les et ne fais rien de dangereux et d'irrationnel de la journée. Je vais au travail je reviendrais plus tôt aujourd'hui … D'accord ? » Sa voix parraissait tendue, nerveuse ? Un sourire confiant anime mon visage me voulant rassurante « Occupe toi bien de tes patients comme tu le fais avec moi. Tu voudras que je t'apporte ton repas ? » Assise en tailleur dans tout le méli-mélo des draps et différentes couvertures du lit, je l'observe le menton entre mes mains avec l'admiration que je lui porte. Il est beau. Il ajuste sa veste de costume et attrape sa malette avant de se rattraper au dernier moment et de revenir vers moi à la volé me volant un baiser sur le coin de mes lèvres « A plus ma belle et non ça ira pour midi je me débrouillerais. »


Claquement de porte, moteur de voiture. Calme plat. Je retire ce sourire de mes lèvres, et je recrache ses pilules et je les compte pour voir si elles sont bien toute là. Une, deux, trois. Une arc-en-ciel, une smartie et une autre un peu ramolli à cause de ma salive. Je prend un mouchoir où je les enveloppe avant de les ranger une petite boite que je remet sous le plancher en-dessous du lit. Je me laisse tomber sur le dos en étoile au milieu de toutes les couvertures. Je ferme les yeux et j'entend le tic tac incessant de l'horloge.Tic-tac ..Tic-tac .. Tic-tac


4 mars 2006

Aujourd'hui quelqu'un a fait une crise. Je ne sais pas qui s'est mais ses cris ont résonné dans tous les murs, tous les couloirs de cet hôpital. Je me suis même arrêté de ranger mes paires de chaussettes par couleur et ancienneté. La deuxième fois que j'ai entendu ses cris arriver jusqu'à moi j'ai eu des frissons partout et j'ai du m'asseoir pour reprendre mon souffle. Ça arrive souvent ici ce genre de choses, on s'y habitue ou on ne s'y habitue pas. Mais ce que je sais c'est que miraculeusement on ne l'a plus entendu du tout d'un seul coup. Il avait du se calmer, même si j'imaginais ce qui se passait derrière ces deux grosses portes protégés par un code et un pass. J'ai reçu mes deux pilules ce matin plus une autre qui apparement est nécessaire, ainsi que mes trois pilules à midi et mes deux autres au goûter. Ce soir j'en aurai cinq à nouveau comme depuis toujours. Je les compte et les recompte à chaque fois et les retranscris dans mon cahier pour qu'on ne se trompe pas. Une fois les infirmières partis je les recrache et enveloppe délicatement dans du papier que je range ensuite dans une boite que je glisse sous une latte du lit. Je ne vois pas pourquoi je serais obligée de devoir absorber des quantités énorme de médicament tous aussi bizarre les uns que les autres alors que je suis tout à fait saine d'esprit et de corps. Mais bon, si c'est ce qu'ils ont décidé je ne vais pas les contrarier, après tout ils sont gentils eux aussi même si j'ai quelques doutes sur leur réelles intention envers moi.

5 Mars 2006

A 7 heures 30 une infirmière vient me réveiller, me donne mes trois nouvelles pilules et ouvre mes rideaux.

A 8 heures je vais prendre ma douche, je n'aime pas aller petit-déjeuner en tenue de pyjama je ne trouve pas ça classe.

A 9 heures je suis la dernière à venir prendre mon petit-déjeuner, au moins il n'y a presque plus personne. Je déteste lorsqu'on me dévisage comme souvent les gens le font aussi.

A 10 heures je suis un cours de détente dans l'eau, au moins je peux réfléchir tranquillement.

A 11 heures je retourne dans ma chambre pour lire, ou alors pour regarder dehors le jardin, tricoter ou gribouiller des choses sur des feuilles blanches.

Il est midi et c'est l'heure ou mon psychiatre va manger. J'ai préparé quelque chose pour lui aujourd'hui, j'ai attention à ce que personne ne m'attrape pendant que j'occupais les cuisines pour préparer un bento pour lui. Il va être content, je sais tout ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas. Il aime les fraises, les nouilles udon et il adore les asperges mais je sais que tout ce qui est à l'ail il déteste ainsi que les carottes et les viandes bien saignantes. Je suis sur qu'il va être content quand il verra ce que je lui ai préparé.


Encore un mauvais cauchemar et quand je me réveille je vois que je me suis perdue dans mes pensées toute la journée. Et je suis à nouveau prise de tremblements et le sang coule de mon nez. Je me passe le doigt et regarde mon sang quelques minutes avant de le porter à ma bouche. Je vais faire une surprise à Leo en préparant un bon dîner pour quand il rentrera de son travail. Je sais qu'il travaille beaucoup et que son travail lui demande beaucoup d'énergie, alors je suis une bonne petite amie et une bonne petite cuisinière à ses petits soins comme il l'est pour moi. Un coup de fil interrompt le fil de mes pensées. A l'autre bout du fil c'est lui. « Christine, est-ce que ça te dérangerais si une de mes collègues venait dîner à la maison ce soir ? » Non pourquoi cela me dérangerait après tout, je suis calme. Détendue. « Christine ? Est-ce que ça va, tu as l'air d'être ailleurs ? Tu n'as pas oublié tes médica…. » Je lui coupe la parole en raccrochant. Oui j'ai bien pris mes médicaments. Ce soir sa sera de la viande bien saignante accompagné de petits légumes. Je sais qu'il en raffole ….

Elle s'appelle Chloé, c'est une infirmière, en bonne maîtresse de maison j'ai préparé une jolie table sobre et j'ai amené le plat. Après m'être installée auprès de Leo, et les avoir servi, je vois une grimace presque subtile transparaître sur le visage de mon cher et tendre. Sans pouvoir quitter des yeux la jeune infirmière je lui demande « Est-ce que ça va ? Tu as l'air fatigué mon chéri. » Je passe mes doigts entre les siens. « C'est juste … que … Enfin, tu sais que je déteste la viande comme ça … Non ? » Mon visage change d'expression, je panique et je sens que je transpire de stress. Affolée je prend son assiette, remet la viande dans le plat et me lève un peu perturbée ne sachant plus quoi faire. « Je suis désolée .. ***** qu'est-ce qui m'as pris de faire ça, olalala Leo, je sais pas pourquoi je suis vraiment désolée. Je sais pas ce qui m'as pris je vais tout jeter à la poubelle et te faire des asperges il en reste au frigo ! » Mes gestes se font maladroits je laisse tomber le grand couteau au sol et renverse au passage mon verre de vin. Je sens le regard de Chloé qui observe toute la scène, son rouge à lèvre rouge ***** bien voyant laissant des traces sur son verre à vin, son regard aguicheur en direction de mon Leo et sa pitié envers moi. Leo s'approche de mon oreille et me glisse tout doucement comme des mots doux à l'oreille « Tu es sûr que tu as les a bien tous pris ? » Mais sa main me fait mal, à se fermer avec raideur autour de mon poignet, je sens sa force emprisonner mon bras. Je fronce des sourcils avant de me dégager calmement et je le fusille du regard. « Bien sûr ! Tu n'as pas confiance ?! »

Chloé dérange, elle le sait et je ne manque pas de lui faire savoir sans avoir besoin de lui adresser la parole. Mais elle attend que Leo lui dise gentiment qu'elle ferait mieux de rentrer. Je me suis isolée dans la cuisine et de là j'entends leurs chuchotements et je vois son sourire et sa main qui se pose sur son torse furtivement en lui disant que tout va bien et qu'ils se verront demain. Je n'aime pas cette femme. Elle empeste le parfum.

22 Juillet 2006

Il y a eu un orage cette nuit et puis en pleine journée aussi. Tout s'est assombrie d'un coup, comme si un malheur allait arriver. Ce genre de temps annonce toujours un mauvais présage. J'ai vu mon beau psychiatre en compagnie d'une infirmière. J'ai vu sur son étiquette qu'elle s'appelait Chloé. Elle rigole franchement, la bouche grande ouverte et avec un rire bruyant. Elle est assez tape à l'oeil et ne ressemble pas du tout au stéréotype des infirmières grosses, mal habillé et pas gentille avec une voix d'homme. Non, elle se veut gracieuse même si je trouve qu'après tout ce temps à l'avoir observer elle tombe plus dans la vulgarité qu'autre chose. Elle porte toujours un rouge à lèvre rouge chanel. Elle a des louboutins et ne porte quasiment jamais les horribles choses que les infirmières sont obligées de porter. Elle a une vraie taille de guêpe et des cheveux vraiment soyeux, ça se voit pas besoin de les toucher pour s'en persuader. Elle ne parle jamais avec les autres infirmières, elle est plus souvent en compagnie des médecins hommes ou de mon psychiatre par exemple. La dernière fois devant mon miroir de la salle de bain je me suis regardée sous toutes les coutures, j'ai observé ma taille, mon cou, et mon visage. J'ai essayé d'avoir cette même expression, les yeux légèrement plissés, la bouche un peu en cul de poule, le regard perçant et séducteur. Mais ça n'a pas marché. Alors une fois je me suis mis son rouge à lèvre rouge carmin et je me suis trouvée belle. Alors j'ai décidé de le garder et de le ranger avec toutes mes autres choses dans la petite boite sous la latte de mon lit.

Chloé n'est pas vraiment gentille avec moi. Elle doit savoir que je l'observe peut-être ou alors que j'aime bien M. Le psychiatre et que je n'aime pas qu'elle rôde autour de lui. Parce qu'il est à moi tout le monde ici le sait, ou en tout cas les autres patients. Il n'est gentil qu'avec moi et il n'y a que moi qui puisse lui rendre ses petits gestes attentionnés. La dernière fois elle m'a même attrapé méchamment le poignet serrant ses ongles de bourgeoise autour de mon bras laissant des marques profondes et rouge. J'ai été le dire, mais on ne m'a pas cru. Quand j'ai croisé mon beau médecin je lui ai souri et lui ai dit sur un ton gai « Vous sentez très bon le parfum. » Et je suis partie, regagnant ma chambre en souriant. Elle pue le parfum.

Demain je me délecterais léchant mes doigts de sang, dégustant de la viande bien rouge et saignante à point.

C'est partout aux infos. Et Leo est revenu la mine sombre et déconfite, il s'est jeté dans mes bras, j'aime bien pouvoir le consoler et le rassurer avec des mots qui font du bien. Ça fait longtemps qu'il n'avait pas eu besoin de ma tendresse. Je lui ai demandé si il voulait du thé mais il ne voulait rien. J'ai été prise d'une rage folle tout d'un coup, mais je ne me souviens plus de rien sauf à mon réveil dans le lit un gant de toilette glacé sur mon front brûlant. Leo est dos à moi, plongeant une autre serviette dans des glaçons. « Qu'est-ce qui s'est passé, je n'arrive plus à me rappeler de rien ! » Leo s'est à peine retourné pour me regarder et je me suis un peu plus énervée « Leo regarde moi ! » Mais c'est un visage fermé, un pansement à l'arcade, du sang au bord du nez et la lèvre légèrement enflé. Un cri d'horreur s'échappe de ma bouche. « Leo … Chéri … Qui … Qui t'as fais ça ?! » Mais il ne m'a rien répondu changeant mon gant de toilette ne faisant déjà plus effet de sa fraîcheur. Il passe une main sur mon épaule et son contact me donne des frissons de froid, je me rends compte à quel point j'ai chaud et que mon corps transpire de sueur. « Tu devrais rester allongée et te reposer . »




Il y a eu une coupure d'électricité lorsque je me suis à nouveau réveillée, sortie de ma torpeur. La chaleur m'étouffe j'ai la sensation que le chauffage est en marche à toc, que la température extérieur atteint facilement les quarantes degré et que je suis enfermée dans un sauna sans aucune issue possible. Je dégage toutes ces couvertures qui me protège. J'essaye d'allumer la lampe de chevet mais sans résultat. Leo n'est pas à côté de moi. Je prend un briquet avant de trouver une allumette que j'allume. « Leo ? » Mais personne ne me réponds, je n'entends que l'écho de ma voix qui revient à mes oreilles. J'avance fébrilement, la sacoche avec les dossiers de ses patients est restée sur le bureau ouverte, quelques dossiers éparpillés sur le bureau. Je m'approche mais je n'ai pas fais attention qu'un dossier était là entre les autres avec mon nom et mon prénom marqué dessus. Plus j'approche et plus je me sens paniquée. Comme si quelque chose était en train de passer, quelque chose de pas normal. Et d'impossible à expliquer. La sensation que mon esprit m'abandonne petit à petit. L'appartement où je me trouve est vide. Il n'y a personne. « LEO ?! » Ma voix se fait plus forte presque comme un cri de désespoir, je ne comprend pas, toutes ses affaires sont là mais personne à part moi ne se trouve ici. Et l'allumette commence à s'estomper, la lumière se fait moins vive presque au point de disparaître et je me retrouve encerclé par le noir. Je ne connais pas cet endroit. Et je me murmure ses mots pour moi-même « Ou suis-je ? Où est-ce que je suis, ***** … ! » Le noir total, mais je ne sais pas si je suis encore éveillée à ce moment où si cela fait partie d'un autre de ces cauchemars à répétition. Est-ce la réalité ? Ou est-ce un rêve? Je ne sais plus faire la différence si je respire encore, est-ce que c'est ma vraie respiration venant de mes vrais poumons … J'étouffe et j'essaye de chercher une sortie, de trouver une porte, une fenêtre quoique ce soit. Mais je ne trouve et les murs se resserent autour de moi et je manque d'air. Je crie, je crie encore et ….

23 mai 2008

J'ai été prise d'une crise de convulsion, d'hystérie ou je ne sais quoi d'autre ou plusieurs à la fois. Je ne sais pas. Je sais juste que lorsque je me suis réveillée j'avais des ecchymoses sur tout le corps et des scarifications assez profonde sur des parties de mon corps. Sans vraiment savoir comment j'avais pu me faire tout ça. Je suis haletante et j'ai du mal à retrouver un rythme respiratoire normale.

Ils ont compris. Ils savent que je ne les prends pas. Qu'il y a une cachette quelque part dans cette chambre. Ils ont vu mes oeuvres d'art. Mes dessins. Mes poèmes et mon journal. Je demande à le voir. Il n'y a qu'un nom qui sort de ma bouche « LEO ! LEO ! JE VEUX VOIR LEO ! LAISSEZ MOI LE VOIR ! »

Ils se lançaient des regards en biais, tout en se parlant sans émettre un seul son. Ils complotent contre moi, je le sais. Je crois que quelqu'un fouille dans ma chambre et je m'entends crier quelque chose. « VOUS AVEZ PAS LE DROIT ILS VOUS FAUT UN MANDAT POUR VENIR FOUILLER CHEZ MOI. JE VAIS APPELER MON MARI VOUS ALLEZ VOIR . LEO ! LEO VIENS VITE IL Y A DES POLICIERS QUI VIENNENT FOUILLER NOTRE MAISON. » On essaye de me retenir, on me fait mal au bras. Mais je n'arrête pas de me débattre. Le joli noeud papillon qui ornait mes cheveux que j'avais bouclé commence à se liquéfier. Et ma belle petite robe fleuri aussi. Et puis ils tombent sur ma boite à secret. Celle où il y a tout ce que je trouve, et tout ce que je trouve m'appartient. Une odeur pestilentielle envahit soudain la chambre et je vois les gros yeux indigné rempli d'horreur du policier quand il ouvre la boite avant de se détourner de ça. « JE VOUS AVAIS DIS DE NE PAS FOUILLER, QUE VOUS N'AVIEZ PAS LE DROIT. C'EST A MOI. ET TOUT CE QUI EST A MOI N'APPARTIENT QU'A MOI ON NE TOUCHE PAS CE QUI EST A MOI VOUS M'ENTENDEZ !!! » Bien sûr il y avait ce rouge à lèvre rouge que j'ai depuis toujours gardé bien soigneusement ainsi que toutes mes pilules, chacune d'elle depuis le premier jour. Compté et recompté. Il y avait ce joli collier que mon beau médecin m'avait fait comme cadeau. Je l'aimais bien. Il y avait un couteau coupant que j'avais piqué en cuisine au cas où pour me défendre des mauvaises augures. Il y avait Chloé aussi, enfin ce qu'il en restait et ce que j'avais voulu prendre d'elle pour me rappeler à quel point elle parraissait vulgaire. Et puis quelques autres qui étaient comme elles.

Je me suis remise à crier voyant qu'il ne venait pas à mon secours. « OU EST LEO ?! LEOOOO … JE SUIS LA VIENS M'AIDER S'IL TE PLAIT. OU EST-CE QU'IL EST ?! »

Je vois juste cette aiguille arriver près de moi et avant que je ne puisse faire quoique se soit je me retrouve sans plus aucune énergie, juste cette envie pressante de m'endormir, parce que je suis fatiguée … Vraiment … Vraiment fatiguée.


Je vois des éclairs blancs m'éblouir la vue, des flashs, des couleurs vives, des flahs vifs et rapide, des scènes, des cris, des hurlements, plusieurs fois je vois du sang, des mains, un couteau toujours plein de sang. Et puis je revois pleins de choses qui s'enchaînent, sans avoir de rapport, sans avoir de concordance entre elle. Et puis un claquement de doigt. Nous sommes le 26 Août 2014, en plein été et en fin de saison des moussons. Il fait humide et j'ai très chaud même avec mon unique débardeur ample. Je suis allongée sur le canapé d'un hypnotiseur enfin un médecin qui en plus fait de l'hypnose pour certains patients. Et il s'avère que c'est très utile pour moi. Je sers une pochette avec tout un tas de chose à l'intérieur. Encore sous le choc, j'ai du mal à reprendre conscience de la réalité. J'ai encore beaucoup de mal, comme tous les jours et chaque seconde qui s'écoule dans ce monde qui vit, je dois me battre chaque minute pour savoir si je suis en pleine réalité ou en plein délire psychotique. Et tous ces petits carnets que je serre contre moi dans cette enveloppe me permette d'avancer et de m'aider à reconstituer la vérité et comprendre ce qui s'est réellement passé et ce qui se passe réellement en moi encore maintenant. Je sais qu'il y a des choses que nous ne nous rappelons pas et que notre cerveau nous à fait effacer et ces choses là ne devraient jamais refaire surface pourtant …. Je suis obligée de les faire revenir à mon présent pour savoir… J'espère que ce que je vois n'est pas vrai mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur. Il y a des nuits où j'ai peur, j'allume toutes les lumières mais quand je me réveille en sursaut en pleine nuit les lumières sont toutes éteintes. Par moment la nuit je m'entends crier, appeler quelqu'un. Mais le lendemain matin je ne me souviens plus de rien. Alors, oui je veux savoir. Savoir ce qui ne tourne pas rond chez moi … Parce que j'ai peur qu'un jour je ne perde totalement la notion de réalité et de fictif, que je ne puisse plus faire la différence au point que je me perde réellement.
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Illusions [OS]

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